Partis de Toulouse le 13 avril, c'est de nuit que nous sommes arrivés à Dakar sans aucun problème autour de l'aéroport où nous avons noté l'amélioration de l'ancien aéroport, une propreté impressionnante des abords telle que je n'ai pas osé jeter mon billet d' avion !

Le lendemain, c'est le départ pour Ziguinchor le matin. Toute la ville est propre, nous voyons des camions poubelles, moins de vieux taxis, des cars en très bon état ... Je ne reconnais plus Dakar !

Jean Bernard nous attend à Ziguinchor, petite gazelle et nous partons pour Oussouye chez William. Nous prenons notre repas au Cap.

Le lendemain , c'est un nouveau départ cette fois-ci pour Mlomp : repas avec les prêtres et l’évêque de Ziguinchor; discussion sur nos projets et l'évolution du pays surtout pour la propreté. Le Président a mis des affiches pour «Le Balai Citoyen» ... Peut être une idée à lancer localement ??!!!

Nous partons le lendemain pour Diouloulou : pont de Ziguinchor réhabilité, route pavée moyenne mais pas un trou sur le goudron !!!! Pourvu que ça dure !!!

A Diouloulou nous logeons au «Relais Myriam» de nos débuts, hélas un peu crasseux. Cela ne nous empêche pas de passer deux soirées dansantes jusqu'à trois heures du matin sur trois nuits avec toujours le muezzin à cinq heures puis tous les quart d'heures... Un peu dur !!!

C'est en Gambie que nous récupérons le conteneur avec l'aide de Jean Bernard et, miracle, nous faisons l'aller-retour dans la journée. Pierrette et l'Abbé ainsi qu'Eric passent par la route, le conteneur préfère éviter la douane sénégalaise !!! Nous déchargeons à la mission et démarrons la répartition.

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Départ ensuite de nuit et seuls vers Kabadio (la situation s'est améliorée au delà de nos espérance ), sœur Bernadette et son dispensaire, jardin d'enfants, l'ASMB remet un chèque pour la cantine.

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A notre arrivée, la cuisinière avait préparé du riz et de la sauce aux arachides. Pour beaucoup c'est le repas principal grâce uniquement à des parrainages d'enfants. Nous laissons un frigo qui sera bien utile ici et tout le matériel apporté.

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Départ ensuite pour Kafountine et Jean Augustin ; les briques de la maison sont faites mais il manque un peu d'argent pour le travail. Nous laissons une somme qui devrait permettre d'avancer avant les pluies. Visite parfumée du marché au poisson séché !!!! sale, puant, parfait !!! Nous laissons un congélateur un quelques autres colis.

Retour à Diouloulou où nous donnons un coup de main pour du petit bricolage, puis peinture de l'église remise en beauté pour les cinquante ans de la mission de Diouloulou et bien sur visite à notre ami des débuts «Cissé», le premier infirmier du dispensaire.

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Il se fait un plaisir de me faire faire le tour du «propriétaire», mur d'enceinte, gardien à l'entrée, la maternité s'est agrandie ... Le pavillon pédiatrie est achevé, le laboratoire bien équipé, la radiologie sera là en fin d'année, pavillons hospitalisation « Sida » et standard, cabinet dentaire avec fauteuil tout neuf et dentiste au travail, pavillon ophtalmo bien équipé et «technicien» au travail ... Bref, je rêve éveillé !!!

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Le lendemain je rencontre le personnel de l’hôpital : deux médecins dont un spécialisé en échographie gynéco (la notre !!), un technicien dentaire, un technicien ophtalmo, trois sages-femmes, trois infirmiers, une technicienne pour la pharmacie.

TOUS nous remercient pour le travail accompli et l'investissement financier qui a donné l’essor à cette structure.

Je suis heureux de rencontrer Désirée, sage-femme , qui a eu les honneurs d'internet pour avoir suivi dix femmes séropositives qui ont mis au monde des nouveaux nés séronégatifs !! un super plaisir de la féliciter et elle nous remercie de nos actions ici . Nous laissons les lits de pédiatrie et du matériel ainsi que des draps et du linge bien utile.

Nous partons vers Ziguinchor, une partie du matériel de l'ambulance est encore au séminaire, la table d'examen et du matériel gynéco et de petite chirurgie plus des draps partiront pour l’île d'Eloubaline aux bons soins de Christian, le directeur.

Nous continuons sur Affiniam,seuls, pas de militaires à l'horizon, Arrivée par la piste du barrage qui nous rappelle que nous sommes au Sénégal ... Bonjour les trous !!! Dépôt là aussi d'un congélateur, de linge et de matériel de bricolage indispensable ici, loin de tout. Nous installons l' électricité au CEPRA où un directeur vient d’être affecté. Donc deux journées bricolage. Visite à la case santé de Djagobel où les fondations sont faites et les murs commencent à apparaître ,nous laissons à Jean Bernard l'argent pour finir les travaux. En suivant visite aux jardins des femmes (où nous avions laissé le stock d'arrosoirs), puis à Bodé (pompe solaire) et nous laissons une aide financière à la case des touts petits (nous y retrouvons celle qui a lancé le micro crédit, elles sont trois cents à cotiser maintenant) .

Départ pour ZIGUINCHOR ou nous nous installons pour deux nuits à l’hôtel Aubert, haut de gamme, piscine. Nous sommes invités pour l’apéritif chez l’évêque, gag, nous sommes à l'heure mais lui en retard , il descend nous ouvrir en peignoir de bain, nous installe avec nos boissons et finit de se préparer ! donc deuxième tournée ensemble super décontracté !!!! .Le lendemain nous partons pour Dakar mais l'avion a fait demi tour après avoir quitté Dakar pour problème technique !!! bon nous attendons le suivant, petit coucou à hélice de dix sept places tellement grand que Pierrette est obligée de se baisser pour marcher dans l'allée, un siège à droite, un à gauche!!! L'Abbé devient un peu claustrophobe !!!

Une nuit à l’hôtel et départ pour Toulouse sauf que deux voyageurs ont enregistré leurs bagages mais ne sont pas là, on décharge et on recharge puis enfin c'est parti . Arrivée à Toulouse, pluie, froid, fatigue, deux heures et demi de route et enfin une bonne douche bien chaude . Le confort est de retour mais les amis sont là bas.

Henri Carrera -